Chroniques de la neige et du sang
 
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 Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)

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Heizo
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MessageSujet: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Lun 20 Nov - 23:18

(From Hell => http://any-snow-numbers.actifforum.com/viewtopic.forum?p=447#447 )

Collines. Des collines. A gauche, à droite, devant, derrière. De la neige à perte de vue.
Rien ne venait jamais troubler le calme de cette région. C'était encore l'un des rares endroits où la civilisation n'avait pas osé s'aventurer et où Mère Nature imposait encore ses droits. Les gigantesques pins poussaient encore à leur guise, le terrain changeait encore comme il le voulait et les oiseaux pouvaient encore se permettre de se défoncer gaiement la gorge pour égayer le tout. L'endroit avait été pendant longtemps un lieu de pélerinage, pour tous les pénitants désireux d'expier leurs pêchés, ou simplement d'entrer en totale communion avec la végétation. Aujourd'hui, c'était devenu un refuge pour les rebelles...

*FsssssssssssssTTS !*

"Encore bien joué, Heizo! Votre rééducation porte ses fruits !"

"...Je t'en prie, Torona, tutoie-moi..."

Heizo en était à sa douzième boîte de conserve touchée. Le chef de la 16è Force tenait à ce que son épaule meurtrie retrouve toutes ses capacités avant de se lancer dans le brasier citadin, malgré les réticences de tueur. Ainsi, après ses quatre jours de convalescence, ils étaient tous partis rejoindre les autres Forces de Frappe dans les collines, histoire de rééduquer les parties blessées de l'Envoyé des Dieux (terme employé par l'un des rebelles, qui étonna fortement Heizo) et de parfaire son entraînement.

"Dieu, va falloir la changer celle-là, elle est toute défoncée..."

Torona avait été chargé d'assister Heizo dans ses séances de tir. Malgré son habituelle mauvaise humeur et sa carrure de déménageur de pianos, il était somme toute très sympathique, et même respectueux voire parfois un peu trop envers son protégé. Sa manière de tirer l'impressionnait beaucoup: il n'en avait jamais vue d'aussi fine, d'aussi minutieuse, d'aussi précise auparavant. Cela n'empêchait toutefois pas Heizo de s'avouer impuissant face au jeu de couteaux auquel s'adonnait le colosse.

"Eheh, fais-en autant avec tes cani..." Il fut interrompu.

"Heizo! Heizo!"

Un autre colosse arrivait vers lui.

"Le chef désire vous parler", annonça le personnage entre deux crachats.
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Tiger
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mar 21 Nov - 1:20

Le chef de la Première Force de Frappe des Egouts était un manchot. Il était (ou plutôt il avait été) d'une beauté sans pareille, mais la vie ne lui avait guère fait de cadeaux. L'âge avait strié son visage de rides, il avait perdu son bras gauche et son oeil droit dans une échauffourée avec la milice à sept ans. Une longue balafre traversait son front, et se perdait dans les plis de son cou frippé.

"Bonjour Heizo. Je vais aler droit au but. Le président se rend à Kumai-Seta. Il va passer par l'anciene voie ferrée, celle qui court dans les collines un peu plus au nord. Il sera probablement escorté par au moins un Fils des Astres, puisqu'il y va pour éliminer le Tigre. C'est une occasion. Nous projetons de faire dérailler le train. Explosion. Plus de rails, plus de wagons, du feu, de la fumée, des cris, et un président qui s'en sortira sans doute intact. Est-ce que dans trois jours tu seras en état d'abattre le président, à cent mètres de distance, puis un autre homme, et peut-être encore d'autres ? Si tu ne t'en sens pas capable, nous ne tenterons rien cette fois. Mais l'occasion est bonne... Qu'est-ce que tu décides ?"

Le chef de la Seizième et la petite Isuzu sortirent de quelque recoin de la tente.

"Tu n'es pas obligé Heizo. Il est possible que tu ne soies pas tout à fait remis. Si tu penses que c'est trop risqué, rien ne t'oblige à accepter."

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Heizo
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Ven 8 Déc - 22:41

"Je vais déjà très bien, et je tiens absolument à accomplir cette mission, quoiqu'il arrive. Le président ne s'offrira pas à nous de la sorte tous les jours, alors je ne laisserai aucunement passer l'occasion, même avec un bras et les jambes en moins.

Le chef de la 16è s'apprêtait à répondre mais fut coupé dans son élan par le balafré. Indigné, il se renfrogna et rentra dans sa tente, accompagné de la petite fille.

"Parfait, vraiment parfait. Je n'en attendais pas moins de vous, Heizo. Le président se souviendra de ce voyage... ou plutôt non, il ne s'en souviendra pas, eheh. Par contre, je préfère vous prévenir, ce ne sera pas un voyage de plaisance... Tout un bataillon le protégera de près, et pas un des moindres. D'après nos renseignements, ils seront peut-être même équipés d'une arme sophistiquée tout juste sortie des salles de test de leurs labos, là... Je ne sais pas exactement en quoi elle consiste, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'elle est particulièrement dévastatrice, au vu des corps retrouvés peu après les essais sur l'humain..."

"...Que voulez-vous dire?"

"Eh bien... mes hommes ont retrouvé dans les poubelles du labo des cadavres difformes, comme s'ils avaient... implosé, oui voilà, implosé... comme si une petite bombe avait fait ressortir tous leurs organes et laissé un trou au milieu de la poitrine. J'ai énormément combattu dans ma vie mais jusque là, je n'avais jamais rien vu de pire."

"Vous me rassurez."

"Et encore, le plus dangereux du train n'est pas là. Non, le summum, c'est le Fils des Astres, croyez-moi. Avez-vous déjà entendu parler des Fils des Astres? Oui, bien sûr, les parents racontent souvent des histoires sur eux pour faire peur à leurs enfants..."

"Mes parents sont morts avant de pouvoir le faire."

"...Des êtres agiles, très agiles, capables de vous réduire en cendres une armée entière armés d'une cuillère en bois et d'un paquet de post-its... J'avais eu l'occasion de voir l'un d'entre eux à l'oeuvre, il y a de celà une dizaine d'années... Le type, presqu'en riant, coupait des têtes et broyait des intestins de la manière la plus grâcieuse et la plus raffinée que j'avais jamais vue... J'avais été épargné, il m'avait épargné. J'étais sauvagement blessé, je pissais le sang de partout..." Il montra du doigt sa large balafre. "...Douloureux souvenir... Etendu au sol, je ne parvenais qu'à gémir et cracher ma bile. Il s'était approché de moi, alors que tous mes autres camarades étaient morts, m'avait scruté de long en large, puis, pris de pitié, il avait éclaté de rire, et avait jeté son couteau juste devant ma tête. Puis il était parti."
De sa main droite, il souleva légèrement sa tunique, dévoilant une fine lame d'argent, sur laquelle était gravée une petite étoile.
"Je l'ai toujours, eheh, et j'aimerais bien le lui rendre, à vrai dire. Enfin peut-être qu'il ne sera pas là, si le Président lui a demandé d'aller descendre le Tigre..."

"Mmmh, le Tigre... Dites-moi, ça me rapporterait combien si je le but..."

"Excusez-moi de vous interrompre, messieurs, mais j'ai l'honneur de vous annoncer qu'une dizaine de Patrouilleurs arrivent vers nous, et c'est vous dire si ça sent pas bon."
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Sam 9 Déc - 1:47

[18 jours ! salaud ! il était temps !]
[les fils des astres ne sont pas des bouchers psychopathes nom de dieu de bordel de merde, ça fait 10 fois que je le répète, ce sont des TIREURS D'ELITE !]

Le chef de la première compagnie sortit un fusil de sous son bureau et bondit par dessus le meuble.

"Allez viens mon pote ! Tir à la cible ! Si ces fumiers de patrouilleurs vont rapporter notre position je donne pas cher de notre peau d'ici demain..."

A deux kilomètres du camp, Heizo et le chef de la première compagnie se trouvaient à plat ventre dans la neige. Au loin une dizaine de silouhettes furtives avançaient d'arbres en arbres.

"Cinq contre un garçon, on s'en sort ?"

"Hin... Sûr."

Les ennemis étaient encore loin. Le général en chef des Forces de Frappe des Egouts bondit au dessus des dunes. Instantanément les tirs fusèrent. Il les esquivait. Il dansait à travers les balles. Il tirait aussi. Pas très précisément. Disons que ses balles ne touchaient pas des organes vitaux. Enfin, pas vitaux pour eux. Pour leurs descendences futures oui, mais pas pour eux. En fait le type visait excellemment bien, mais il ne tuait pas ses ennemis.
Heizo se ressaisit. Il comprit la stratégie du chef. Il fallait les capturer vivants. Compris. Mais lui n'était pas si vicieux. Il visa les genoux. Chacun de ses tirs fit voler un genou en éclats. Soudain il eut comme un malaise. Plutôt une diffuse impression de mal-être.

D'abord il ne vit rien. Puis un vague mouvement, trop rapide pour provenir d'un être vivant.
Une forme. Blanche. Un geyser. Rouge. Rouge sang. Le chef de la première compagnie avait été transpercé de part en part. Pas par une lame. Par un poing.
Heizo évita le coup une seconde avant de le pendre en pleine poitrine.

"Putain t'es qui toi ??"
"Baaakaaaaa !"

Le type avait la peau blanche, il été sapé tout en blanc et ses longs cheveux étaient blancs.
Il frappait à une vitesse hallucinante.
Un coup atteint Heizo. Au nez. Il vola littéralement. Il voulut profiter de la chute pour tirer, mais l'autre lui avait déjà bondi dessus, et lorsqu'il appuya sur la détente, un pied blanc enfonçait déjà son bras dans la neige. Le coup partit dans le sol.

"Argh.. Lâche moi fumier... Je vais... te tuer !"

"Ha ha ha ha ha, ha ha ha ha ha ha ha ha ! Baka... Tu crois que tu peux me tuer ? Dans ton état..."

"Hin hin hin... Tu crois que tu m'as battu là ? Hin hin hin.. argh... et c'est moi que tu traites d'imbécile ?"

"Baka ? Assurément, c'est toi."

Le type blanc se plia en deux. Il était toujours debout sur les bras d'Heizo mais leurs visages se touchaient presque.

"Mais qui t'a dit que j'en vais fini avec toi ?"


Le type fut à dix mètres du sol en moins d'une seconde. C'était incroyable. Heizo le mit en joue, mais avant qu'il n'eut pu tirer il était désarmé. D'un coup de pied, le type le souleva à deux mètres. Pendant sa chute il lui expédia un coup de poing d'une violence incroyable. Du sang jaillit de sa bouche pour aller se perdre dans la neige. Incroyable... Ce type était en train de prendre à main nues deux tireurs d'élite.

Heizo atterrit dans la neige et se remit péniblement debout.

"Hum... Bonne constitution... Baka... Tu n'aurais pas du me le montrer."

Avant même qu'Heizo n'ait pu ouvrir la bouche pour répondre, le poing de l'autre avait à nouveau percuté son ventre. En divers endroits du tueur à gages, des points de suture cédèrent.

"Regarde, Baka..."

L'homme le frappa du bout des doigts, juste sous la gorge. Heizo cracha un flot de sang et tomba à genoux.

"Ha ha ha ha ha ha, ha ha ha ha ha ha ha ha ha ! Tu vas me buter hein ?"

Il lui cassa le nez d'un coup de pied et l'envoya voler à cinq mètres. Puis il lui bondit dessus et lui bloqua à nouveau les bras. Il se pencha à nouveau vers lui.

"Ecoute et retiens, Baka... J'ai un message du Président pour toi et tous les minables qui te suivent."

"T'es qui... connard ?"

"Ghost... Le Messager des tempêtes..."

Il lui enfonça une épingle dans l'oeil gauche. Heizo ne vit même pas le coup venir. La douleur lui vrilla le cerveau.

"Ne l'oublie surtout pas..."


L'homme s'évanouit dans la brume, et Heizo se roula en boule en tenant sa tête d'où coulaient des flots de sang dans ses mains.

"Baka..."

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Heizo
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Sam 9 Déc - 23:24

[Moi aussi je t'aime ^^]
[Ouais mais à cette époque là il était encore jeune, il cherchait sa voie, son propre style, tu comprends]

"Mmmh... Les organes internes n'ont été que très peu touchés, c'est un miracle... Seule la "couche" supérieure du corps a morflé, vous vous en remettrez... Le nez restera légèrement cassé, la glace n'accomplit pas de miracle, mais sinon pour le reste ça ira."Le blessé se tordit de douleur.
"Stop! Ne bougez pas trop, je remplace vos points de suture partis. Il m'en reste 23 à refaire, dont une dizaine sur le ventre, alors serrez les dents, voulez-vous."

Heizo n'était pas vraiment en état de répondre quoique ce soit, il préféra donc s'executer. Il souffrait atrocement, aussi bien physiquement que mentalement. Il revoyait sans cesse cet être blanc le frapper avec une vitesse incomparable, il le revoyait arracher le coeur du chef de la 1è, il revoyait son "camarade" regarder une dernière fois le ciel avant de tomber en avant, pour ne jamais se relever... Il ressentait inlassablement la douleur lui transpercer le nez, le ventre, le thorax, l'oeil gauche qu'il n'avait pas essayé d'ouvrir tellement cela le faisait souffrir...

"En tout cas, Heizo, j'ai une bonne nouvelle: une chose est sûre, vous n'êtes pas enceinte, ahah."
"Espèce de connard" eut-il pour toute réponse.

Le chef de la 16è fit irruption dans la tente. Voyant Heizo allongé, son visage vira au rouge.
"BON DIEU, HEIZO, NE REFAITES PLUS JAMAIS CA!!! ARRÊTEZ UN PEU DE VOUS DEIFIER, VOUS ETIEZ DEJA BLESSE, VOUS N'AVIEZ AUCUNE CHANCE! Nous tenons à vous, on vous suit, on vous protège, ce n'est pas pour que vous alliez vous faire descendre inconsciemment par un soldat muté de l'armée! Redescendez sur Terre, vous n'êtes pas invincible ni immortel! Vous payer un groupe de soldats seulement accompagné d'un estropié, c'était de la pure folie!"

"Ne parlez pas de lui comme ça!!! Il est mort!!!" rétorqua-t-il nerveusement.

"Je le sais, Heizo, et je le déplore, contrairement à ce que vous pensez. Bien que nous avions de nombreux différends, c'était un grand ami, dit-il calmement. Mais c'était avant tout une forte tête brûlée absolument incontrôlable, et il a failli vous emporter avec lui dans ses délires..."
Il cessa de parler. Un lourd silence s'ensuivit, seulement troublé par les couteaux du médecin se reposant régulièrement sur sa caisse à "outils". Heizo crut voir une larme couler sur les joues du vieillard.

"...Que cela vous serve au moins de leçon." Il fouilla dans son sac en toile. "J'ai récupéré ceci, dit-il en lui tendant le couteau du chef des égoûts. Je pense qu'il aurait apprecié que vous alliez le rendre à son propriétaire à sa place", ajouta-t-il en souriant.

"Mais... Comment..."

"Vous avez raison, nous attaquerons dans trois jours le convoi. Le Président va juger inutile de changer d'itinéraire, nous ne le manquerons pas. Reposez-vous bien." Sans plus attendre, il sortit et disparut dehors.
Heizo resta muet. Tout ce qu'il venait d'entendre lui avait étrangement foutu une énorme claque. Il n'avait plus envie de décevoir ce vieil homme.

"Euh...excusez-moi..."

"...Oui?" fit le tueur en soupirant.

"J'aimerais regarder votre oeil, si cela ne vous dérange pas..."

Difficilement, Heizo s'entreprit d'ouvrir la paupière gauche. De la sueur perlait sur son front, sa mâchoire se crispait, la douleur était insupportable. Il ne voyait plus rien.

"Wow... Bien bel objet que voilà... Il l'a placé juste au centre de l'iris, pour ne laisser dépasser que la fine tête... Votre oeil vit toujours, mais la vue n'y est plus... Je suis désolé, mais je ne pourrai absolument rien y faire, même pas enlever l'aiguille, je ferai plus de mal que de bien. Ma science a ses limites, maintenant c'est d'un domaine supérieur. Il va vous falloir attendre que l'oeil s'habitue à cette présence et rien d'autre, je suis sincèrement désolé..."
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Tiger
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Dim 10 Déc - 1:39

Le médecin s'affaira à nouveau sur les points de suture pendant quelques minutes, puis il partit et laissa Heizo seul dans sa tente.

Environ une heure plus tard, des hommes firent irruption dans la tente. Torona, le géant de la seizième, chargea le tueur sur son dos.

"Désolé Heizo-sempai, mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Les patrouilleurs que vous n'avez pas tué tout à l'heure ont pu donner l'alarme, nous allons être découverts. Il faut partir."

"Mais... On va où ?"

"A Kumai Seta. On va réserver un petit comité d'acceuil au Président."


Le chef de la Seizième avait pris la tête des opérations.

"Oui. Un petit nombre des notres est parti chercher des gens pour remplir ce camp, que leurs troupes massacrent quelque chose."

"Mais... Qui ? Qui va-t-on mettre à notre place ? Qui va se faire tuer pour nous ?"

"... Les condamnés. Les condamnés à perpétuité. La Prison Enfouie, le Bagne de Kaishi Nada. Nous allons l'attaquer et tuer les gardes. Ils ne pourront pas donner l'alarme, ils n'auront pas le temps. Nous ferons sortir tous les condamnés qui préfèrent mourir plutôt que de rester là-bas."


"C'est... C'est... Un génocide...."

"Bien sûr Heizo. Mais que ce soit nous ou eux, ils génocideront quelqu'un. Eux n'ont rien à perdre. Nous on a quelque chose à faire."


"Nous n'avons pas le choix Heizo-Sempai. Nous n'avon pas le choix."

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Heizo
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Lun 11 Déc - 22:57

Heizo parcourut les 8 kilomètres qui les séparaient de Kumai Seta sur le dos de Torona. A demi dans les vapes, il vit la porte de la prison se faire défoncer, il vit les gardes prendre la fuite, il vit ces gardes se faire descendre quelques mètres plus loin, il vit les prisonniers sortir en rang, tranquillement, le regard vide mais l'allure digne, il vit le chef de la 12è Force donner toutes les instructions à ces condamnés à mort, il les vit s'éloigner, et il ne les vit plus jamais.

Il ne sut pas combien de temps dura le trajet. Avant qu'il ne s'évanouisse, il était sur le dos de Torona, en plein sprint à travers les bois. Lorsqu'il se réveilla, Isuzu était assise à ses côtés, lui donnant à boire quelque potion verdâtre.

"Après ça, t'iras mieux, Heizo" lui dit-elle en souriant.

Et en effet, à peines quelques minutes après l'ingurgitation, il était sur pied, nettoyant et vérifiant son fusil, son pistolet et le couteau du Fils des Astres. La potion avait bien fonctionné, mais elle n'avait pas à s'attribuer tout le mérite. La détermination y était pour beaucoup. Le tueur commençait à en avoir assez de se faire défoncer le corps à tout va depuis qu'il avait pris la fuite. A force, il allait finir par avoir de l'arthrite, en plus. Il allait, il devait reprendre les choses en mains et par la même occasion le contrôle de lui-même.
Depuis qu'il s'était enfui, il avait mille fois enfreind les règles qui font d'un vrai tueur ce qu'il est. La première étant la reflexion. Le Chef avait raison, le sang lui montait facilement à la tête, et à chaque fois, il lui ressortait par la bouche. Tout cela était de trop. De nouvelles résolutions mûrissaient déjà dans sa tête meurtrie.
Entre autres, la principale était de ne pas laisser échapper le Président. Comme ce Ghost le lui avait aimablement fait remarquer, ("Baka, si t'essayes encore de croiser le chemin du Chef de l'Etat, on te fera morfler dix fois plus que si on t'avait choppé innocemment au fond d'un égout"), cela n'allait pas être très aisé. Qu'importe, il allait lui faire payer un à un chacun de ses points de suture s'il parvenait à lui prendre le col.

"Heizo-San!"
Toroma courait vers lui.
"Si tu te sens en forme, tu peux venir prendre la gare avec nous, simple formalité à accomplir."
"Je marche, mais seulement si vous me laissez faire."
"C'est toi qui voit, bonhomme" dit-il malicieusement [ndmoi: p'tain j'aime pas ce mot =_="].

Ils descendirent jusqu'à la station. A la porte, Heizo fit signe à ses acolytes de s'arrêter.
"Ukay tout le monde. Restez là, je m'occupe de l'inspection de la réception. Si le guichet me manque de respect, je vous appelle, sinon faites-moi plaisir et n'intervenez pas."
Aucun des 11 hommes présents ne fit objection. Tous comprenaient l'importance qu'avait ce test aux yeux d'Heizo.
"Bien, si vous n'y voyez aucune objection, je vous dis à plus tard, messieurs."

Il pénétra à l'intérieur. Armé de son pistolet, il s'avanca discrètement jusqu'au chef de gare, affairé à donner des instructions à quelques soldats.
Ces derniers partis vers les rails, et s'assurant que personne ne le voyait, il s'avanca vers le moustachu à la casquette bleue.
Sans qu'il pût faire un geste, Heizo était devant lui, à peine à quelques centimètres de distance.
"Bonjour monsieur, Heizo Ikatui, décorateur d'intérieur. Je vous informe officiellement que mon équipe et moi-même prenons possession de cette gare et assurons le comité d'accueil du Président."
"Qu'est-ce qu... SECURIT..."
*Blam*

...
Dehors, un long moment passa.
"Putain, qu'est-ce qu'il fout?"
"Bordel, on aurait jamais dû le laisser aller tout seul là-dedans, il était encore souffrant!"
"On a fait une connerie, bon dieu, rentrons maintenant et..."
La porte s'ouvrit.
"Les bâtards, ils n'avaient préparé aucun petit four!"
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Jeu 21 Déc - 0:25

C'est bien parce que c'est toi, sinon j'aurai attendu 18 jours...

Après une intense séance de congratulations comme seuls les hommes savent en faire, le petit groupe armépénétra dans la gare. Il y avait pas mal de cadavres. Un type en uniforme brun donnait les directives.

"Faut trois mecs dans ce box, prenez les uniformes de ceux qui ont pris une balle dans le crâne, ceux qui sont les moins sales. Toi Heizo, tu te posteras sur la poutre là haut, au dessus des rails. Etudie ta position. Les autres, faut monter un camp de base, dans la gare, dans les étages. Invisible de l'extérieur et depuis les quais."

Il sortit un biscuit de sa poche et le lança à Heizo.

"Tiens mon gars. Les petits fours des pauvres."

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mar 2 Jan - 21:18

Heizo aurait pu attrapper le biscuit.

Mais la tornade noire et blacnhe qui s'interposa entre lui et le type en marron s'en saisit avant lui.

La fillette mordit dans le biscuit et mâchonna un instant avant de le recracher par terre. Immonde.

"Tu m'étonnes. Faut vraiment avoir faim pour bouffer ça !" lança -elle en s'essuyant la bouche.

"Excusez-la, elle est plutôt difficile."

Heizo se retourna prestement et devisagea la jeune fille qui venait de parler. C'était qui, ça, encore ? Dans le genre féline elle faisait cependant pas très chatte de gouttière. Sûrement pas un membre des Forces de Frappe.

La fillette se précipita à côté de la jeune fille et mit les mains sur les hanches.

Heizo et l'homme en brun les considérent un instant avec intérêt.

La plus petite semblait avoir 13 ou 14 ans, même si son corps possédait déjà certains attributs largement féminins, vaguement camouflés par des vêtements trop grands. Ses yeux étaient d'un bleu extrêmement perçant, grands ouverts dans son visage de poupée de porcelaine. Malgré son âge, elle était d'une beauté et d'une grâce presque déstabilisante, renforcée par ses chevuex platines, assez courts et ébourriffés à l'exception d'une paire de nattes qui encadraient son cou.
Le deuxième fille semblait avoir un peu plus de vingt ans. Et sa beauté n'était pas presque déstabilisante. Elle possédait les mêmes yeux que sa soeur, mais ses paupières étaient lourdement ombrées. Sa silhouette se devinait sous un long manteau de cuir noir. Ses lèvres rouge sombre étaient étirées en un sourire mutin et ses interminables cils noirs masquaient pudiquement ses yeux perçants. Elle aussi possédait de longs cheveux platine, qui glissaient autour de son buste jusqu'à sa taille. Elle était d'une beauté innégalable.

La plus âgée fit trois pas vers Heizo. On entendait un étrange cliquetis quand elle marchait. Bruit qui n'était pas inconnu au tireur d'élite.

Elle hocha la tête.

"Yukari,
dit-elle en tapotant le sommet du crâne de la fillette, Kikon Ama. Et Yuna Kikon Ama." dit-elle en ramenant ses doigts longs et fins, d'une pâleur irréelle, contre sa poitrine.

Elle lança un sourire à Heizo et rajouta d'une voix malicieuse :

"Oui. C'est un katana."


Le tireur écarquilla les yeux.

La jeune fille ouvrit son manteau. Elle portait un kimono ancien, ainsi que des chaussures en bois à plateau. Sa veste était ouverte et des bandages applatissaient sa poitrine, pour faciliter ses mouvements. Mais l détail qui attirait le plus l'attention des deux hommes était le long fourreau ouvragé qui pendait à sa ceinture.

Yuna dégaina son katana. L'imposante lame accérée touchait presque Heizo.

"Ne vous inquiètez pas. déclara t-elle en rangeant l'arme. Nous aussi, nous voulons la mort de Jôji Watanabe (NB : Ze Mister Président, parce que je kiffe ce nom XD)."

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mer 3 Jan - 18:39

"Vous êtes avec nous ? Génial. Tous les bras sont les bienvenus, surtout armés. Alors maintenant que la gare est vide, faut nettoyer la caserne, qu'ils ne puissent pas donner l'alarme. On y va !"

Le groupe de soldats, accompagné par Heizo et rejoint par les deux filles, quitta la gare et se dirigea vers la caserne qui occuppait le centre de la ville. Lorsqu'ils arrivèrent devant la bâtisse, des cadavres de miliciens gisaient paisiblement dans leurs postes de guet, et du sang clapotait doucement sur les marches.

"Qu'est-ce que c'est que ce délire ?"

"Ben dites donc ! C'que vous pouvez être lents les mecs, c'est fou !"


Un homme se découpa dans l'encadrement de la porte. Ses longs cheveux violets trainaient sur le sol derrière lui, et se teintaient du rouge sombre du sang des miliciens. Son visage semblait dégager un charme palpable, alors qu'il n'aurait pas du être beau. Pris séparément, les élements qui le composaient n'avaient rien d'extraordinaire, et certains comme ses lèvres bien trop minces et grises étaient carrément laids. Pourtant il était d'une beauté incroyable, sublimée par ses yeux. Deux yeux immenses, d'un bleu turquoise époustouflant, et striés de minces nervures dorées, qui était cachés par de fines paupières presque translucides surmontées de cils violets incroyablement longs.
L'homme était torse nu, d'une maigreur incohérente, presque squelettique. Il devait mesurer près de deux mètres vingt, mais il se tenait si voûté que sa tête devait n'être qu'à un mètre quatre vingt du sol. Ses longs bras étaient couverts de fins anneaux d'acier, et ses doigts, d'une longueur alien, portaient de lourdes bagues serties de pierres noires et luisantes. Au milieu de son torse, il portait une cicatrice, la trace d'une rafale de balle qui avait frappé sa peau. Il portait un large, très large pantalon noir plein de poches et d'anneaux de bronze qui cliquettaient à chaque pas.
Il marchait en s'appuyant sur ce qui semblait être un flingue. Un long fusil, orné de nombreuses lames courbes (et ensanglantées), d'où pendaient deux longues cartouchières, et qui était accrochée à son épaule par une chaîne, reliée à un anneau enfoncé dans sa peau. Le canon du fusil était terminé par la gueule de l'arme, encadrée de longues pointes qui permettait à ce type bizarre de s'appuyer dessus.

"Euh... T'es qui ?"

"Comment dire ? Je suis moi. Tu n'es qu'un sous fifre, tu n'as pas besoin d'en savoir plus, tu vois ?"


Le type en marron resta interloqué par la réponse de ce connard.
Heizo s'avança.

"Moi je suis pas un sous fifre. T'es qui ?"

L'homme inclina la tête et s'avança lentement d'un pas étrangement gracieux vers le tireur d'élite.

"Heizo Ikatui, hum ? En effet, tu n'as pas toujours été un sous fifre. Mais aujourd'hui tu es à la botte de ces rats d'égouts, je n'ai pas de comptes à te rendre."

Heizo posa doucement son flingue entre le nez et la bouche du type.

"Qui es-tu ?"

Le type partit d'un grand rire, se plaça dans le dos d'Heizo, se pencha au dessus de son épaule et dévia son flingue toujours dressé d'un négligent revers de la main en lui glissant un "bouh" coquin dans l'oreille. Il avait fait ça en moins d'une demi seconde.

Il tapotta doucement le crâne du type en brun.

"Je suis Ujiro Saikino. Emmenez moi à votre boss. Je vais peut être vous rejoindre. A moins que je ne prenne votre commandement ?"

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Jeu 4 Jan - 1:30

Yuna regarda le responsable du masacre avec intensité, un sourire narquois tirant ses lèvres.

"Saikino ? Comme Saki ? Saki Saikino ?"

Cheveux violets. Grand et mince. Ca collait. Mais pas du tout le même visage. Soit il était un imposteur, soit un vrai Saikino, mais ce serait dur à prouver.

La jeune fille s'avança vers lui.

"Je suis la sous fifre de personne. Et puisque que tu as l'air de savoir pas mal de trucs, sache ceci : on tient Shimitsu par les couilles (^^"'). Alors explique-toi."


Yuna sortit son sabre et fit un mouvement circulaire dans la salle.

"Et pourquoi tiens-tu à rejoindre les Forces pour l'attentat...?"


Yukari était occupée à trifouiller les poches d'un des cadavres, remplissant les siennes de toutes sortes de gadgets, armes et autres babioles. Elle releva la tête vers sa soeur et lança à la cantonade.

"Si c'est un Saikino, c'est par pur plaisir d'avoir le dessus, tu crois quoi ?"

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Jeu 4 Jan - 3:21

Ujiro avança vers Yuna et posa sa tête sur son épaule.

"Tu sais que tu me plais beaucoup ?"

Il s'écarta avant même que la giffle de la jeune fille n'ait atteint sa joue.

"Saki est ma soeur. Mais nous sommes... Un peu en froid. En réalité je pense qu'elle fera partie de la Garde du Président s'il se déplace. C'est pour cela que je tiens à être là. Si elle vient je veux pouvoir la tuer de mes propres mains."

Ujiro passa le bras autour des épaules du type en brun et posa le bout de son arme sur son ventre.

"Tu vois, il y a bien une chose que je n'aime vraiment pas, c'est qu'on me fasse attendre."


Une détonation claqua dans l'air. Le type en brun bondit en arrière, regardant son ventre. Il y avait bien quelque traces de poudre mais sans plus.

"Balles à blanc voyons. Je n'allais quand même pas te tuer..."

Il se pencha vers le visage choqué du type en brun qui ne comprenait manifestement pas grand chose.

"... on est amis, pas vrai ?"

Le type en brun hocha lentement la tête.

"Bon c'est pas tout ça mais j'ai la dalle moi. Vous avez à grailler dans votre base ?"


"Euh... Ben... Oui..."

"Et bien alors ? On y va ou merde ?"

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Jeu 4 Jan - 17:49

Heizo n'y comprenait absolument rien. Il se sentait comme l'ermite qui venait de sortir de sa caverne et qui découvrait d'un coup la voiture, la télévision et l'ordinateur: trop de nouveautés d'un coup, c'était franchement destabilisant. Comme un psychotique, il suivit ces nouveaux compagnons de fortune jusqu'au camp de fortune installé en attendant l'achèvement des préparations de fortune de la mission.

Dans un sens, oui, c'était un ermite. Un ermite renfermé sur lui-même, à l'esprit sans cesse sollicité par les appels du monde mais à la ligne téléphonique coupée. Les gens autour de lui avaient tous l'air de plus ou moins se connaître et même lui avait l'air connu, mais il ne connaissait personne. Certes, il était au sein de la 16è Force de Frappe, mais savait-il vraiment qui ils étaient? Il parlait beaucoup avec Torona et le vieillard, mais que savait-il d'eux?
Absolument rien. Il les suivait là ou ils allaient et faisait ce qu'ils leur demandaient de faire, un peu comme une poupée en mousse. Une poupée en mousse avec un énorme fusil de précision et un couteau à cran d'arrêt dans la poche, plutôt. Pfu, il ne s'en plaignait pas. Diriger, ce n'était pas son truc. Il ne se sentait pas l'âme d'un guide ou d'un chef. Toute sa vie, il avait reçu des missions, les avaient accomplies et avait été payé. Il n'en demandait pas plus. Ces derniers temps, il rêvait encore de ses parents et appréhendait l'éventuel jour où il perdrait à nouveau ses repères et se retrouverait seul.
Parce que lorsque le Président tomberait, il serait au chômage. C'était le Gouvernement qui le faisait vivre avant qu'il n'arrive ici. Le Gouvernement lui demandait de démonter les rebelles, et aujourd'hui les rebelles le sollicitaient pour démonter le Gouvernement. Cruel retournement de situation. Une barque chétive qui avancait au gré de deux vents contraires.

Toute la troupe regarda s'empiffrer le géant. Il rappelait à Heizo ces grandes moissoneuses qu'il avait vu dans des livres plus jeune, mis à part qu'il ne fauchait pas du blé mais ses sandwichs pour le midi.

"Eeuh... Vous avez faim?" demanda Torona gêné à Yuna.
"Non, je vous remercie. Le fait de le voir manger me donne suffisemment envie de vomir."
Ujiro s'essuya la bouche. Un soulagement parcourut l'assistance.
"... J'ai encore faim."
*...*
"Il reste un pot de peinture si tu veux..."
Le colosse jeta un oeil avide en direction de Yuna.
"Je mangerais bien... Je ne sais pas... Une jeune fille en fleur, ouais, ça serait bon..."
Il esquiva à nouveau la gifle.
"Ahah, trop lente, ma jolie, tu m'empêcheras pas de te bouffer..."
"Non mais tu vas voir si ça va se passer comme ça!"
"Venez, Heizo."
"C'est pas de refus."

"Allons voir ce que disent les nouvelles."
Ils prirent le sentier de la colline.
"Nous avons installé des éclaireurs là-bas, au cas où."
"Bonjour, jeunes gens!"
Un jeune homme d'à peine dix-huit venait de sauter d'un arbre pour atterir devant eux. Assez peu grand, il se baladait torse nu avec un vieux sabre quelque peu usé et encore taché de sang attaché à la ceinture de son large pantalon maintes fois recousu. Il avait un bandana dans les cheveux, un air sympathique et un bouc tressé. L'ensemble laissait porter à confusion. Etait-il amical ou non?
"D'habitude, dit-il, je fais ça pour piquer de l'argent, mais là j'ai juste une question: vous ne sauriez pas où se trouve la gare du coin?"
Ensemble, ils désignèrent du doigt le grand bâtiment en contrebas mû par une grande agitation.
"Merci!"
Il esquissa un grand sourire et hurla derrière lui.
"C'est bon, les gars, c'est là-bas !"
Une bonne quinzaine d'hommes et de femmes vêtus de la même manière que lui surgirent soudainement des arbres, avant de prendre la route.
*Etrange, on dirait que tous les rebelles se sont donnés le mot pour venir ici*, pensa le tueur.

"Alors? Du nouveau?"
"Deux trains", lui répondit le vieil homme aux jumelles qui scrutait au loin, "deux trains à vitesse normale. Le premier est sûrement rempli de militaires, le second doit abriter le Président et son escorte."
"OK, j'attends le deuxième, alors!" s'écria le colosse derrière eux.
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Jeu 4 Jan - 18:10

[hey, c'est pas un colosse, il est très grand mais tout maigre...]

Le type en brun regarda vers là où le train arrivait.

"Merde, ils étaient pas censés arriver si tôt !"

D'un coup il ressembla plus à Zébulon qu'à un type normal : il sautait partout en criant avec une voix nasillarde.

Heizo se posta derrière l'horloge, prêt à abattre le Président à travers une vitre dès que le train de gardes aurait explosé. Les soldats des Forces de Frappe étaient tous en position, leurs armes braquées vers le quai de la gare. Les kékés en bandanas se cachaient sur les poutres de la gare. Ujiro était avachi sur les sièges en plastique moulé qui ornaient le bord du quai, son long fusil négligemment appuyé sur son épaule. Yukari bricolait son nouveau pistolet énorme pour lui aporter les dernières modifications nécessaire, assise à côté de Ujiro. Yuna était sur les poutrelles, sabre au clair et pressait sa lame contre la gorge d'un jeune homme qui lui avait fait des avances. Les artificiers apportaient à la bombe sur les rails les derniers réglages pour accentuer encore sa sensibilité puis coururent se mettre à l'abri avec les autres membres des Forces de Frappe.

Les trains entrèrent en gare. Le premier explosa. Sa carcasse calcinée retomba lourdement sur les rails, en feu, noire, fondant, cédant de partout. Le deuxième train percuta le premier. Il s'arrêta. Quelque chose n'allait pas. Non seulement Heizo ne distingait pas le Président à travers les vitres, mais surtout il ne distingait absolument personne. Le train était vide. Et le premier l'était aussi.

"C'EST UN PIEGE !!!!"

Soudain d'autres explosions retentirent. La ville entière explosait. Tout le monde se précipita au dehors. Cinq hélicoptères bombardaient la ville. Les bâtiments s'écroulaient. Les incendies naissaient partout. La gare était déjà cernée par les ruines et les flammes. Ils ne quitteraient pas la ville. Les hélicos firent un deuxième passage.

Soudain l'un des hélicos lâcha quelque chose qui n'était pas un missile. Deux humains. Un énorme et un minuscule. Ils atterrirent dans Kumai Seta, et tous comprirent qu'ils allaient devoir se battre, pour de bon.

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Jeu 4 Jan - 18:23

Yukari leva son flingue expérimental à hauteur de son visage en entendant l'explosion. Pourquoi ces débiles de Rats d'Egouts étaient pas capables de faire un truc qui marche ? Bon, ok, là, c'était pas leur plan qui avait bugué, mais bon. Il avait pas marché non plus...
Bombardements.
A prévoir.

Yuna sauta du haut de la poutrelle, permettant à nouveau au jeune blanc-bec de respirer convenablement. Pourquoi fallait-il toujours que tout aille de travers ? Taupe, sûrement. Heizo ? Peut-être...
Bombardements.
A prévoir.

Les deux jeunes filles distinguèrent simultanément les silhouettes. Fils des Astres, galère. Un gros thon, sûrement le Buffle. Le petit truc, innidentifiable.

Yukari lança un demi-masque à sa soeur (mais oui, souvenez-vous -bon ok, Heizo l'a pas lu- le post du Marché... as the rest of Ze family) et en enfila un.

"Rabbit !" cria t-elle.

Yuna fronça les sourcils. Elle la connaissait pas elle. Nouvelle, sûrement. Pas moyen de prévoir ses méthodes. Et vu l'équipe hétéroclite, ils devaient avoir des méthodes ensembles. Merde, merde, merde.

*On est nombreux. Tous nous tuer, ça devrait leur prendre un certain temps.*

La jeune fille fit un rapide calcul de pourcentage, au vu des capacités des Fils des Astres et des Forces de Frappe, ainsi que des guignols en bandana. Et merde. Bon, il fallait s'arranger pour qu'Heizo, Ujiro et elles restent en vie. au moins. Après, les plus gros potentiels parmi les autres sauraient se démerder. Bon, ok, eux aussi, mais bon. C'était les plus importants.

Les deux masses (?) atterirent dans la neige sans un bruit. Bon, c'était surêment le bruit des explosions et la distance qui en était responsable.
cria Yuna à la cantonade.

"Une paire de Fils des Astres ! cria Yuna à la cantonade. Buffalo et Rabbit !"

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Ven 5 Jan - 5:12

Le type en brun émit soudain un genre de gargouillis bizarre. Puis il bava des bulles de sang pendant quelques secondes et s'écroula avec un gros trou dans la gorge. Plusieurs hommes des Forces de Frappe furent alors pris de panique et s'enfurent.

"Abrutis ! Ne vous dispersez pas ! Isolés vous serez encore plus faciles à tuer !"

Mais aucun ne l'écoutez. Et tous ceux qui avaient essayé de fuir étaient mort avant même d'avoir put quitter le champ de vision de Ujiro, Heizo, Yuna et Yukari. Il était impossible de voir d'où provenaient les tirs, mais il en venait toujours, et chaque balle abattait un homme en uniforme brun, olive ou gris des Forces de Frappe. Seuls eux mourraient pour l'instant.

"Merde ! Le Buffle doit peser au moins cent cinquante kilos, il mesure deux mètres ! On devrait pouvoir le repérer !"


Un soldat agrippa Ujiro par le cou.

"Ferme la abruti ! Ils vont tous nous tuer ! Ferme la ! Il faut qu'on se tire d'ici ! Il faut qu'on se tire, merde !"

Ujiro apuya son arme contre le ventre du soldat qui 'écroula avec un trou dans l'arrière du crâne.

"Buffalo ! Je réclame un combat singulier ! Sors de ta cachette !"

Soudain les tirs cessèrent. Une silhouette énorme sortit de derrière un mur. Un colosse monstrueux qui portait un flingue énorme. Il esquissait un sourire atrocement sadique.

"Tu veux m'affronter en combat singulier ? Toi, Ujiro Saikino ?"


"T'affronter et te tuer."


Le Buffle partit d'un grand rire.

"Très bien. Cette place sera le champ de bataille. Dégagez tous ! Ecartez vous."

Etonnemment, vu la situation, même les filles et Heizo obéirent sans trop discuter.

Ujiro et le Buffle se faisaient face. Ujiro déplia lentement son corps vouté pour arriver à la hauteur de son adversaire.

Le Buffle tira, à une vitesse stupéfiante. La balle ricocha sur une plaque d'acier circulaire. Le fusil de Ujiro s'était entouré d'un large bouclier.

"Je vais te simplifier la tâche, gros tas. Si tu arrives simplement à me blesser tu gagnes le combat."


"Abruti ! Je vais t'étriper !"


Le Buffle bondit, ce qui vu sa masse colossale semblait difficile à coucevoir. Il aterrit à l'endroit exact où se trouvait Ujiro une seconde plus tôt. Celui-ci tira. Le Buffle esquiva la balle. C'était inconcevable, il était bien trop rapide.

"Je vois. Alors c'est ça ton maximum ?"


Le Buffle le regarda étonné.

"Tu es bien présomptueux. Sais tu que tu affrontes un Fils des Astres ?"

"Oui."


Soudain Ujiro devint une tornade. Il tournait autour du Buffle si vite que les yeux ne pouvaient plus le distinguer. Il le couvait de dizaines de blessures, chaque coup portait, le Buffle ne pouvait ni se protéger ni se dégager. Rapidement il fut cisaillé sur chaque milimètre de son immense corps. Ujiro ne s'arrêtait pas.

"Une blessure, une victoire on a dit, hein ? Hahahahaha !"


Puis le Buffle fut arraché à son combat. Un grappin descendit d'un hélicoptère et attrappa le fils des Astres par les épaules avant de le remonter.

Ujiro n'était même pas blessé.

Trois hommes moururent alors. Puis deux autres. Aucun des membres des Forces de Frappe des Egouts qui avaient participé au guet-appens n'était encore en vie. Et le Lapin était toujours là. Ujiro esquissa un sourire.

"Quittez la ville, retournez au camp. Je vais faire découvrir à Alice le Pays des merveilles..."

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Dim 7 Jan - 15:09

EDIT DU SUSHI : Cher ami, je suis désolée... Au risque de te blaser profondément, ton post risque de ne pas satisfaire du tout notre Admin à rayures... Evidemment, ça ne l'mepêchera pas de te léchouiller affectueusement la joue, mais bon...
Déjà, le Lapin est une petite fille, je crois qu'elle a aux alentours de dix ans. Ensuite, je doute fort qu'il veuille que son Ujiro se fasse battre sur son propre terrain (la spirale). Et qui plus est, tu ne soupçonne pas à quel point les soeurs Kikon Ama sont ingrates... (enfin, Yuna, en tout cas ^^)
Yuna aurait éventuellement ordonné à un des survivants d'aller voir son état, et Yukari serait allé le voir, et en aurait probablement profité pour tester en traître ses nouvelles techniques de soin (genre OGM, pilules inconnues...).

[EDIT DU TIGRE : u-how, en effet, deux-trois rectification s'imposent. Désolé je vais retraîter un peu quelques passages, mais je garde à l'esprit l'idée de base de ton post, t'inquiète, et te léchouille avec amour...]
[Edit de moi: je vous file mon compte, si vous voulez, ça vous permettra d'ecrire à ma place...]
RE-EDIT RE-DU SUSHI : Je m'excuse vraiment sincèrement, là n'est pas le but. Mais il faut juste éviter de trop jouer les personnages des autres. La fin de ton post s'arrêtait au moment où c'était ta réponse la plus nécessaire, c'est tout... Je suis vraiment désolée.

Le Lapin sortit de l'ombre, toute petite forme, une gamine en jupe plissée et chemisier. Un uniforme d'écolière. Et un flingue dans la main.

La fillette ne bougeait pas. Sans même adresser un regard à Ujiro, il nettoyait son pistolet.

"Il va falloir que je vienne te chercher, en plus, lapin?"

La fillette ne bougeait pas. Sans même adresser un regard à Ujiro, il nettoyait son pistolet.

"Soit, j'arrive." Le maigre géant s'avança tranquillement vers sa nouvelle cible, souriant, flânant presque. De temps à autre, faisait tourner son fusil garni de lames et le rattrapait derrière sa tête.

La fillette ne bougeait pas. Sans même adresser un regard à Ujiro, il nettoyait son pistolet.

"On s'amuse, lapinou?" Ujiro n'était plus qu'à quelques mètres d'elle.
Toujours aucun signe de vie de la part du Fils des Astres.
Ils étaient nez à nez, ou plutôt nez à torse, en vu de leurs proportions.

Rabbit s'élança soudain. Ujiro tira mais même en bond le Lapin pouvait modifier sa vitesse et éviter les balles. Et elle tirait à toute vitesse. Mais Ujiro était loin d'être manchot, et il évitait les balles, à une vitesse phénoménale, animé d'une grâce incroyable. Puis le Lapin changea de technique. De loin, de très loin, car elle savait que Saikino était bien plus redoutable au corps à corps qu'il ne l'était au tir (même si honnêtement il était plutôt doué au tir aussi), Rabbit tirait, à toute vitesse. L'air négligé, semblant même s'ennuyer, elle se grattait la nuque en sa battant. Elle ne se gratait pas la nuque. Elle avait un flingue. Un autre flingue. Elle tira une unique balle vers Ujiro.

La balle ateingit le tueur à la main droite. Il lâcha son arme et émit un râle bruyant. Rabbit eut un petit rire et sautilla gaiment, un flingue dans chaque main, vers son adversaire. Puis elle s'écroula dans un hurlement strident qui couvrit presque le coup de feu qui avait retentit.

Rabbit regarda la plaie nouvelle. Elle fumait. Une balle... Il leva les yeux au loin. Son regard se posa sur un jeune homme replaçant son large chapeau sur sa tête, un sourire aux lèvres.

"Heizo Ikatui, hmmm..."


"Appelle-moi le Missionnaire de Dieu."

Il rechargea son fusil.

"L'heure de la rédemption est proche, mon amie."


Dernière édition par le Mer 10 Jan - 17:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mer 10 Jan - 0:18

Ujiro se releva péniblement, atrapa son arme dans la main gauche et posa le bout du canon sur Heizo qui avançait vers le Lapin.

"Arrête."


Sa bouche se tordit en un sourire sadique et il pencha la tête vers la petite fille blessée qui gîsait à leur pieds.

"On va d'abord lui poser quelques questions, je suis sûr qu'elle a des tas de trucs à nous apprendre..."

Sa plaie à la main se résorba d'elle-même à une vitesse folle après qu'il eut versé le contenu d'une petite fiole rouge sombre dans la plaie.

"Et tu m'en voudras pas trop si j'insiste pour la trucider moi-même ?"

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Sam 20 Jan - 17:02

Yuna s'avança vers les deux hommes. Certes, Ujiro l'avait surprise en affrontant le Buffle avec autant de talent. Mais elle le considérait néanmoins toujours comme une immonde créature prétentieuse, arrogante et particulièrement perverse. En bref, difficile de le voir en peinture. Elle soupira en entendant sa réplique. Heizo la dévisagea et elle lui adressa un clin d'oeil et un sourire avec de s'approcher de Ujiro. Elle lui posa l'index sur le torse (contrôlant ainsi la répulsion qu'engendrait chez elle le contact physique avec un être humain) d'un air réprocateur.

"Dis-donc, tu crois pas que Heizo-san mérite un peu de s'amuser, aussi ? Depuis qu'on a fait explosé sa baraque en essayant de le tuer, tu crois pas qu'il lui est arrivé plus d'embrouilles qu'autre chose ? Je comprend que les Forces de Frappe aient voulu l'embaucher, mais maintenant, t'arrête tes conneries et tu le laisse accomplir sa mission. Alors s'il veut lui poser des questions, il le fait, s'il veut la buter il le fait. Et si c'est toi qu'il veut buter, je te laisse comprendre que je l'empêcherai pas. T'as pas été capable d'avoir Rabbit, lui si. Mais maintenant que la petite fille est blessée et à terre, j'espère que tu comptes pas te la péter en racontant que t'a tué un Fils des Astres."


Yuna décolla son index en fulminant. Ce type était vraiment, vraiment, vraiment l'incarantion de tout ce qu'elle haïssait dans le genre masculin. Elle le vomissait par tout les pores de sa peau.

Yukari examina Yuna avec attention s'énerver contre Ujiro. Vraisemblant, son impulsive de soeur n'avait pas remarqué la substance qu'il venait de verser sur sa plaie. Elle oui. Et cela l'intéressait beaucoup. Alors au lieu de faire la difficile, elle comptait plutôt se rapprocher du type bizarre. Histoire de percer un petit peu... ses secrets...

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Lun 22 Jan - 0:10

Ujiro regarda avec amusement le doigt long et fin de Yuna s'appuyer contre son épaule msclée. Puis il la regarda dans le blanc des yeux, lui fit un bisou sur le bout du nez, puis se retrouva dans son dos avant d'avoir pu prendre la giffle qui lui était destinée. A la suite de quoi il lui ébouriffa les cheveux et s'éloigna rapidement.

Il s'approcha de Heizo et lui désigna la fillete, toujours allongée par terre et geignant toujours autant.

"Bon camarade, c'est comme pour les cerfs. Tu l'abbats, à toi les honneurs. En l'occurerence des infos. Vas-y interroge-la. Faudrait qu'on sache comment atteindre le Président. Mais moi elle me le dira pas, je l'ai pas vaincue."

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Lun 22 Jan - 12:02

Yuna fulminait intérieurement. Elle rêvait déjà d'Ujiro, enchainé à une chaise cloutée, et elle, lui asséna les giffles aussi vite qu'Hébus (hum) pour son arrogance, et son assurance et son charme quasi-irrésistible. Elle serra les poings dans ses grandes manches et fronça les sourcils. Ujiro lui sourit et elle se blessa la paume des mains avec les ongles. Elle se retourna vers Heizo, tenta de reprendre son calme et hocha la tête en souriant.

Yukari eut un sourire rigolard en voyant Ujiro embrasser le nez de sa soeur. Vraiment excellent, ce type. Tandis qu'il s'éloignait un peu du "peloton d'exécution", elle s'approcha de lui. Grand comme il était, elle dût s'y reprendre à deux fois pour qu'il la remarque alors qu'elle tirait énergiquement sur son pantalon informe.

"Hey ! Ujiro-sempaï !"

Le type baissa la tête et sourit.

"C'est quoi la formule chimique de la substance que tu t'es balancé dans la plaie, tout à l'heure ?"

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Tiger
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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Lun 22 Jan - 21:12

Ujiro regarda la gamine, incrédule. La formule chimique ? La formule chimique du sang de Nexus ? Alors là...

Il éclata d'un grand rire cristallin.

"Je n'en sais rien. C'est du sang, dans lequel on a injecté des micro mollécules auto régénérantes. Mais je serais incapable de le reproduire... C'est le sang modifié de Grek et Nexus, les meilleurs chasseurs de primes de Tokyo. A une époque ils vendaient leur sang modifié pour se payer des armes."

Il se gratta la nuque avec un air gêné.

"J'en ai profité..."

Puis il lui sourit franchement et décrocha de sa ceinture une petite bourse qui tinta, et il en sortit une fiole pleine de liquide rouge, qu'il laissa tomber dans les mains de la petite fille.

"Tiens, étudie là si tu veux. Il m'en reste pas mal, quelque part..."

Puis il retourna vers Heizo et Yuna, et lorsqu'il arriva à quelques mètres de la jeune fille, il fit une acélération fulgurante, lui pinça les fesses au passages et alla se poster en face, derrière Heizo, les bras croisés et un sourire mutin sur son étrange visage.

"Alors camarade, tu les lui poses ces questions ?"

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mar 23 Jan - 14:10

"Yeah, merci ! Tu peux être sûr que je vais te reproduire ces licro-cellules un de ces quatre !"

Elle déboucha la fiole et flaira le contenu avec avidité. Du sang et des micros-cellules, hein ? Elle avait un peu l'habitude des modifications génétiques, mais elle n'avait jamais encore entendu parler de sang auto-régénérant, rendant ainsi son possésseur quasi-invicible à l'époque actuelle.

Yukari releva les yeux vers Ujiro et l'aperçut, un peu plus loin, en train de pincer les fesses de sa soeur. Malheureusement pour lui, le sang de ce Nexus ne pourrait rien pour lui si Yuna finissait par réussir à lui trancher la tête.

Yuna passa le doigt sur le tranchant de son sabre. Il ne payait rien pour attendre, ce pervers. Elle serra les dents en croisant son sourire. Il ne payait rien pour attendre, ça non.
Parvenant à rester maîtresse de ses nerfs, elle se retourna face à Heizo et sourit.

"Vas-y. On t'attend."


[Maintenant, on laisse Heizo répondre quoi qu'il en soit... Quand à toi, Tigrounet -XP- vas plutôt répondre dans l'autre topic des colinnes qui t'attend depuis un tit moment ! Ou alors, je décide de jouer moi-même Atsu qui fout le Tigre sur un snowboard et l'envoie valser dans les sapins...]

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mar 23 Jan - 21:49

(je réponds pas, je mets juste une paranthèse : tu dis qu'on m'attend aux collines mais ça fait trois jours de plus qu'on t'attend au marché ! alors magne toi un peu, parce que moi aussi je peux jouer tes persos et démembrer ton joli petit Shiro à grand coups de Chii-Kan...)

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MessageSujet: Re: Rouge sur blanc (tout fout le camp, ahahem.)   Mer 24 Jan - 19:39

[C'est pas moi qui vous ferait attendre 18 jours en tout cas]
Heizo caressa son arme.

"Vous allez voir, mon sens de la communicabilité est époustouflant."

Il se retourna vers l'endroit où gisait Rabbit.
Elle n'était plus là.
Personne devant, personne derrière, personne à gauche, personne nulle part.

"Bordel!! Si vous passiez pas votre temps à vous en mettre mutuellement dans la tronche, on aurait peut-être pu la voir partir !"

Tout le paysage était dévasté à des kilomètres à la ronde, c'était incompréhensible, elle n'avait pas pu s'envoler comme ça!
Tous regardèrent en l'air. Les hélicoptères n'étaient plus là. Non, ça ne se peut pas, elle n'aurait pas pu s'enfuir comme ça sans que personne ne s'en aperçoive! C'est trop gros, c'est trop peu discret pour passer inaperçu!
Heizo vit soudain sur le coin de sa rétine encore valide une tache lointaine se mettre en mouvement. Il se colla à son viseur.

Yuna vit soudain Heizo se retourner et lever son arme derrière eux.
"Mais qu'est-ce qu'il fait?"
Elle remarqua alors le petit corps au loin se lever rapidement d'un trou entre les décombres et se mettre à courir apparemment le plus vite qu'il peut.

"Eheh, notre amie sort de sa tanière... ne la manquez pas, Heizo, ou bientôt nos deux amies ici-présentes devront vous acheter un dentier"

"Va te faire voir, mollusque" Il se concentra sur sa cible. Que faire? Viser la tête ou le coeur? La tête? Le coeur? Dans quelques minutes elle disparaîtrait dans l’immense forêt environnante et s’ils ne la revoyaient jamais, ce ne serait dans le meilleurs des cas pas avant un bon moment…

"Bon sang, mais tire! T'attends qu'on la revoie plus pour te bouger?"

Allez, le coeur. Son expérience lui avait prouvé que ses victimes souffraient toujours moins lorsque la balle atteignait le système cardiaque central.
Minutieusement, il pointa lentement la petite tête qui oscillait avec frénésie, basculée par la paire de jambes qui lui servait de moteur, puis posa son doigt sur la gachette récemment huilée.

Ca n'est qu'un enfant.
La petite voix avait retenti dans un coin de sa tête.
Ca n'est qu'un enfant.
Oui, mais regarde tous ceux qu'elle a tués!
Elle reste un enfant malgré tout.
Heizo avait un code de conduite, il l'oubliait. Mais même dans cette situation, il se devait de le respecter...

"P*tain mais tire!!"

Dans dix secondes, on ne la verrait plus. Ujiro avait raison. Il fallait l'abattre.

Heizo prit une inspiration, et il tira.
Rabbit s'effondra au sol. Tous accoururent.

"Je la fouille en premier!"

"Tu viens de tuer un fils des Astres, Heizo, tu ne sais pas ce qui t'attend..."

Heizo ne répondait pas.

Ils arrivèrent devant le corps ensanglanté de la jeune fille.
Elle vivait toujours.

"Ecoute-moi bien, si tu tiens à garder les quelques chances qu'il te reste de pouvoir marcher en béquilles, t'as interêt à faire ce qu'on te dit. Le cas échéant, je te brise l'autre genou. Comment va notre Président?"
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